
Les organisations professionnelles ont obtenu des garanties pour une adoption potentielle avant l’été, après plusieurs semaines de tensions liées aux mobilisations agricoles de l’hiver.
À la suite des manifestations agricoles de janvier, le Premier ministre s’était engagé à déposer un projet de loi spécifique destiné à répondre aux préoccupations du secteur. Ce texte devait porter sur plusieurs sujets jugés prioritaires par les agriculteurs : la gestion de la prédation, la sécurisation des moyens de production et les enjeux liés à l’eau.
L’objectif affiché était de redonner de la visibilité économique et réglementaire aux entreprises agricoles, dans un contexte marqué par la hausse des charges, les contraintes environnementales et la concurrence internationale. Le contenu précis du projet devait être défini en concertation avec les syndicats agricoles.
Cependant, mi-février, la FNSEA apprend que l’examen du texte ne serait inscrit à l’ordre du jour du Sénat qu’au mois de juin, ce qui suscite rapidement des inquiétudes sur un possible report de la réforme.
Au cours des échanges organisés pendant le Salon de l’agriculture, les représentants syndicaux découvrent également que le projet de loi pourrait évoluer vers un texte principalement consacré à la simplification administrative, sans véritable concertation préalable. Or les syndicats attendent une « véritable loi d’urgence » et non un nouveau texte technique avec notamment des réponses concrètes sur la gestion des risques, l’accès à l’eau ou encore les règles encadrant la production.
Le calendrier initialement envisagé prévoyait une présentation en Conseil des ministres au printemps, suivie d’un examen au Sénat en juin, sans garantie de session extraordinaire en juillet, notamment en raison de la période électorale sénatoriale.
Les syndicats ont finalement obtenu un ajustement du calendrier :
Ce scénario permettrait, en théorie, une adoption définitive avant l’été. Sans garantie sur le fond de la loi.

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