
Le ministère chargé de l’Agriculture vient de publier le barème indicatif de la valeur vénale moyenne des terres agricoles en 2025. Fixé par une décision du 10 août 2026, ce barème actualise les références de prix des terres agricoles observés lors des transactions intervenues en 2025.
Chaque année, ce barème apporte ainsi un éclairage sur l’évolution du marché foncier agricole. Il permet notamment aux propriétaires, exploitants, acquéreurs et professionnels du secteur de disposer d’un point de comparaison pour apprécier la valeur d’une terre agricole.
Les prix retenus correspondent aux terres agricoles, parcelles ou exploitations entières, non bâties, destinées à conserver leur vocation agricole au moment de la transaction. Les montants indiqués correspondent aux prix de vente hors taxes et hors frais d’acte.
Le barème ne donne donc pas un prix unique pour chaque département. Il présente, selon les catégories de terres et les régions agricoles, une valeur dominante, ainsi que des valeurs minimale et maximale.
La valeur dominante correspond au prix le plus fréquemment pratiqué, tel qu’il a pu être constaté ou estimé. Les valeurs minimale et maximale correspondent aux prix observés pour les terres les moins chères et les plus chères, compte tenu des caractéristiques et des conditions locales du marché.
Cette présentation permet de tenir compte de la forte diversité des marchés fonciers agricoles : qualité agronomique des sols, localisation, taille des parcelles, possibilités d’exploitation, pression foncière ou encore caractéristiques propres aux différentes régions agricoles.
Le barème 2025 est organisé en quatre tableaux, qui répondent à des situations différentes.
Tableau 1 : les terres libres
Le premier tableau concerne les terres libres de tout bail, ou dont le bail est résilié dans l’acte de vente, lorsque leur superficie est supérieure ou égale à 70 ares.
Il s’agit donc des références à consulter pour les principales transactions portant sur des terres disponibles immédiatement pour leur acquéreur.
Tableau 2 : les terres louées
Le deuxième tableau concerne les terres louées totalement ou en partie.
Un seuil de superficie spécifique est prévu pour chaque département, afin de tenir compte des particularités locales. Ce seuil est inférieur à 70 ares.
La distinction est importante : une terre libre et une terre louée ne se valorisent pas nécessairement de la même manière. Le maintien du bail constitue en effet une caractéristique déterminante de la transaction et de la valeur du bien.
Tableau 3 : les départements d’outre-mer
Le troisième tableau rassemble les références concernant les terres agricoles à la vente dans les départements d’outre-mer.
Tableau 4 : les vignes
Enfin, le quatrième tableau est consacré à la valeur des vignes à la vente.
Cette distinction est particulièrement importante dans les territoires viticoles, où la valeur foncière peut présenter des écarts considérables selon l’appellation, le secteur géographique et les caractéristiques du vignoble.
Il convient toutefois de rappeler la portée de ce document : le barème est indicatif.
La valeur publiée pour une région ou un secteur ne signifie donc pas qu’une parcelle donnée doit nécessairement être vendue à ce prix. Le montant réellement négocié dépend des caractéristiques propres au bien et des conditions du marché au moment de la transaction.
Le barème constitue avant tout un élément de référence pour apprécier la valeur d’un bien agricole. Il permet de situer une transaction par rapport aux prix habituellement constatés sur un marché donné.
Il ne dispense donc pas d’une analyse plus fine lorsque la valeur d’une parcelle doit être déterminée, notamment dans le cadre d’une vente, d’une transmission ou d’une opération patrimoniale.

L’indice national des fermages pour 2026 vient d’être officiellement publié. Il s’établit à 127,04, en hausse de 3,23 % par rapport à 2025. Cette évo…

Face aux difficultés persistantes du marché vitivinicole européen, le ministère de l'Agriculture accorde une année supplémentaire aux viticulteurs po…

Après un parcours parlementaire particulièrement mouvementé, la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été définitivement ad…