
Après une progression limitée à 0,42 % en 2025, les fermages connaissent cette année une hausse sensiblement plus marquée. L’arrêté du 11 août 2026 constatant l’indice national des fermages fixe celui-ci à 127,04, contre 123,06 en 2025, soit une évolution de +3,23 %.
Cet indice national constitue depuis 2010 la référence pour l’actualisation annuelle des fermages des terres nues et des bâtiments d’exploitation dans le cadre des baux ruraux. Son évolution est déterminée chaque année à partir de deux composantes : l’évolution du revenu brut d’entreprise agricole national à l’hectare et celle du prix du produit intérieur brut.
Pour déterminer l’indice 2026, deux indicateurs ont été retenus :
l’indice du revenu brut d’entreprise agricole national à l’hectare, fixé à 126,85, contre 121,13 en 2025 ;
l’indice du prix du produit intérieur brut, fixé à 127,32, contre 125,95 en 2025.
Le calcul de l’indice national des fermages repose sur une pondération de 60 % pour l’évolution du revenu brut d’entreprise agricole à l’hectare et de 40 % pour l’évolution du prix du PIB. L’application de cette formule conduit à l’indice 127,04, soit une progression de 3,23 % sur un an.
Cette augmentation est donc nettement supérieure à celle enregistrée l’an dernier (+0,42 %), mais reste inférieure aux hausses observées en 2022, 2023 et 2024.
Année Indice Évolution
2022 110,26 +3,55 %
2023 116,46 +5,63 %
2024 122,55 +5,23 %
2025 123,06 +0,42 %
2026 127,04 +3,23 %
L’actualisation du fermage consiste à appliquer la variation de l’indice national des fermages au montant du fermage précédemment acquitté.
La formule est simple :
Nouveau fermage = fermage précédent × nouvel indice / ancien indice
Pour un fermage révisé en 2026, il convient donc de multiplier le montant du fermage par :
127,04 / 123,06 = 1,0323
Autrement dit, le montant du fermage est augmenté de 3,23 %.
Prenons l’exemple d’un exploitant qui acquittait, avant révision, un fermage annuel de 4 000 €.
Le nouveau montant sera :
4 000 € × 127,04 / 123,06 = 4 129,20 €
Le fermage annuel s’établira donc à 4 129,20 €, soit une augmentation de 129,20 €.
Si le fermage est payé trimestriellement, le montant passerait ainsi, dans cet exemple, de 1 000 € à 1 032,30 € par trimestre.
La même méthode s’applique aux loyers exprimés en euros par hectare : un fermage de 200 €/ha passerait ainsi à 206,46 €/ha après application de la hausse de 3,23 %.

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