
La France a obtenu, lundi 1er juin, l’approbation officielle de la Commission européenne pour mettre en œuvre un nouveau dispositif d’arrachage définitif des vignes, une mesure réclamée par de nombreux bassins viticoles confrontés à une crise structurelle profonde.
Ce feu vert marque l’aboutissement d’un long travail diplomatique mené par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, qui avait promis aux vignerons une réponse forte après la première campagne d’arrachage 2024‑2025, dotée de 120 millions d’euros. La chute durable de la consommation de vin – notamment rouge – a fragilisé des territoires entiers, poussant l’État à activer des leviers exceptionnels pour rééquilibrer le marché.
La mise en place de cette nouvelle mesure a nécessité une modification de la réglementation européenne, négociée dans le cadre du paquet vin entre septembre 2024 et mars 2025. Une fois ce cadre adopté, Paris a pu notifier son projet à Bruxelles, qui l’a validé après plusieurs échanges techniques.
La prochaine étape se jouera le 8 juin, lors du Conseil spécialisé « vin et cidre ». FranceAgriMer publiera ensuite la décision fixant les modalités du dispositif, ouvrant la voie à la téléprocédure. Les viticulteurs ayant répondu à l’appel à manifestation d’intérêt de février pourront confirmer leur demande, sur la base d’une aide fixée à 4 000 euros par hectare arraché.
Pour le ministère, ce mécanisme doit « apporter un soutien immédiat aux exploitations en difficulté tout en contribuant à un rééquilibrage pérenne entre volumes produits et demande réelle, dans un contexte où les habitudes de consommation évoluent rapidement. »
Cette mesure s’inscrit dans un plan massif de sortie de crise, pour des viticulteurs, confrontés à la fois à des difficultés conjoncturelles – inflation, hausse des coûts – et structurelles – contraction durable du marché, mutation des attentes des consommateurs.

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